
La «vision du divin» (Darshan) que propose Bartabas est une épure. Elle a la rigueur d'un pari spirituel: le cheval n'est pas - n'est plus - une icône, sa forme même se disloque dans les contours mouvants d'une silhouette sombre. Bartabas veut effacer la présence physique, sensorielle, vivante, du cheval, et projeter le spectateur dans un univers abstrait, déconnecté, pris dans une circularité obsédante. Ceux qui iront voir Darshan doivent se préparer à cette épreuve, visuelle autant que cérébrale.